Aristote mentionne un futur ouvrage sur la comédie qui fait partie des œuvres disparues[289]. Cette science ne vise pas comme aujourd'hui à transformer la nature. Il est en ce sens une forme ou Acte pur, sans matière, qui lance l'ensemble des mouvements : en effet, Aristote décrit dieu comme le premier moteur immuable et incorruptible[164], et qui, par la suite, actualise l'ensemble de ce qui est. Saint Thomas d'Aquin est fondamentalement un aristotélicien même si sa pensée puise également à d'autres sources. Cependant, des philosophes qui connaissaient bien l'aristotélisme comme Proclus et plus tard Avicenne réfuteront la possibilité théorique de la transmutation des métaux, en s'appuyant sur une interprétation différente d'Aristote. Il devient anagnoste de Platon, qui l'appelle « le liseur »[13] ou « l'intelligence de l'école », en grec ancien « Nοῦς τῆς διατριβῆς ». Pour Pierre Aubenque, l'ontologie d'Aristote est une ontologie de la scission entre l'essence immuable et l'essence sensible. Toutefois, Thomas d'Aquin fait subir certaines torsions à la pensée aristotélicienne. Sa tenue vestimentaire est voyante et il n'hésite pas à porter des bijoux[6]. En effet, Henri Aristippe, Albert le Grand et Guillaume de Moerbeke, un proche de saint Thomas d'Aquin, traduisent à partir du grec ancien[n 22]. Toutefois ce retour à Aristote n'empêche pas un mouvement de mise à distance de la pensée de Heidegger. Pour Aristote, « c'est en percevant le mouvement que nous percevons le sens » (Phys., IV, 11, 219 a 3). Il s'agit du savoir-faire ou de la technique, qui consiste en une disposition acquise par l'usage, ayant pour but la production d'un objet qui n'a pas son principe en lui-même, mais dans l'agent qui le produit (par opposition à une production naturelle)[54]. Pour Sellars (1957)[175], Hartman (1977)[176], Irwin (1988)[177] et Witt (1989)[178], les formes substantielles ne sont pas des universaux et il y a autant de formes substantielles qu'il y a de types particuliers d'une chose. Elle est donc la vertu complète qui nous fait rechercher, à la fois, notre bien et celui d'autrui. Il en résulte des lacunes, des incohérences et des ambiguïtés dues à l'état d'inachèvement du texte. Le moi est l’esprit, le νοῦς / noûs, qui est dit « venir du dehors » (θύραθεν εἰσίων) et être « le divin en nous », (τὸ θεῖον ἐν ἡμῖν). Peut-être que mon bonheur ne se rencontre pas dans ce qui réalise la nature humaine. Aristote suppose donc en quelque sorte que la nature régule le comportement des entités et que les changements naturels et forcés forment une paire contraire[126]. L'homme n'est pas le seul animal social, car les abeilles, les guêpes, les fourmis et les grues sont aussi capables de s'organiser en vue d'un but commun[231]. ». Il s'ensuit un profond recul de la pensée aristotélicienne dans tout ce qui touche à la science. En 1923, Werner Jaeger dans un ouvrage intitulé Aristote : Fondements pour une histoire de son évolution inaugure une méthode d'interprétation génétique qui voit la philosophie d'Aristote « comme un système dynamique de concepts » en évolution. Orphelin de père à onze ans, il est élevé par son beau-frère, Proxène d'Atarnée[n 2], en Mysie. Concernant l'esthétique, Hegel se situe à mi-chemin entre la perception d'œuvre d'art comme technè qu'on trouve chez Aristote, et celle de fruit du génie qu'on trouve chez Kant et les romantiques[348]. Elle dépend du caractère (ethos) et de l'habitude de bien faire que les individus doivent acquérir[202]. Et la tâche de cette science sera de considérer l’être en tant que tel et le concept et les qualités qui lui reviennent en tant qu’être » (E 1, 1026 a 13-32)[146],[147]. Cette spéculation scientifique n’exclut cependant pas l'expérience personnelle de l’intuition intime de Dieu[155],[156], en particulier dans la piété avec laquelle Aristote évoque la divinité du cosmos[157]. Aristote a une vision hiérarchisée de la société : il classe l'homme libre au-dessus des autres êtres humains tels l'esclave, l'enfant, la femme. À partir de sa redécouverte, la pensée d'Aristote influence fortement la philosophie et la théologie de l'Occident durant les quatre à cinq siècles suivants, non sans créer des tensions avec la pensée d'Augustin d'Hippone. Aristote y examine la façon dont devrait être organisée la cité (en grec : πόλις, polis). Malgré tout, pour lui, la science de l'être en tant qu'être est surtout centrée sur la substance[170]. Selon eux, la fixité des espèces (des types de métaux) ne permet pas qu'un métal se change en un autre. La fin ultime de l’être humain est aussi liée à l’ἔργον / ergon, c'est-à-dire à sa tâche, à sa fonction qui, pour lui, consiste à utiliser la part rationnelle de l'homme de manière conforme à la vertu (ἀρετή, « aretê ») et à l'excellence[193]. Dans son testament[40], il prend des dispositions pour l'émancipation de ses esclaves et pense à assurer l'avenir de tous ses proches. À Atarnée en Troade, sur la côte d'Anatolie, Aristote rejoint Hermias d'Atarnée, ami d'enfance et tyran de cette cité[19]. Au XIIIe siècle, la philosophie aristotélicienne, revue par Thomas d'Aquin, devient la doctrine officielle de l’Église latine, malgré quelques soubresauts, telle la condamnation de 1277 d'un ensemble de propositions aristotéliciennes par l'évêque de Paris Étienne Tempier. Pour Céline Denat, « Le Dieu aristotélicien, jouissant d'une vie parfaite consistant dans l'activité pure de la contemplation intelligible, constitue assurément en quelque manière pour l'homme « un idéal », le modèle d'une existence dénuée des imperfections et des limites qui nous sont propres »[168]. L'ouvrage appelé Métaphysique est composé de notes assez hétérogènes. Son influence est aussi forte sur la pensée sociale de l'islam[279]. Il n'acquiert la vie réelle qu'à travers l'âme qui lui donne sa structure, son souffle de vie. La science ou, pour reprendre le mot d'Aristote, l’épistémè, traite des champs particuliers du savoir (physique, mathématique, biologie etc.). À l'époque de Théophraste et de son successeur, Straton de Lampsaque, le Lycée connaît un déclin jusqu'à la chute d'Athènes en 86 avant notre ère. En ce sens, elle est au centre de la méthode philosophique comme en témoignent les nombreux dialogues platoniciens. Pour Aristote, au contraire, la dialectique n'est pas très scientifique, puisque son argumentation est seulement plausible. Au XVIIe siècle, la percée de l'astronomie scientifique avec Galilée puis Newton discrédite le géocentrisme. Une constitution est excellente si elle assure le bonheur des citoyens et si elle est capable de durer[260]. Pour lui, la métaphysique d'Aristote serait aporétique et il ne faudrait pas chercher une interprétation systématisante mais, au contraire, interpréter les difficultés ou apories de façon à procéder « à une élucidation méthodique de l'échec » de la systématisation[383]. Voltaire, pour qui le progrès et la civilisation devaient permettre d’assurer le bonheur des hommes, revient ensuite sur cet optimisme philosophique et, en particulier à la suite du tremblement de terre de Lisbonne de 1755, il fait face à la question de l’existence du Mal sur la terre. ». Pour bien agir, l'homme doit être guidé par la raison : « De même que l’enfant doit vivre en se conformant aux prescriptions de son gouverneur, ainsi la partie concupiscible de l’âme doit-elle se conformer à la raison »[212]. Cette conception du cosmos, Aristote la tient cependant en grande partie d'Eudoxe de Cnide (dont il perfectionne la théorie des sphères), à la différence près qu'Eudoxe ne défend aucunement une position réaliste, comme le fait Aristote. Les ouvrages sont traditionnellement abrégés par les initiales de leurs titres latins : ainsi P.N. Malgré tout, plus de 2 300 ans après sa mort, Aristote reste l'un des hommes les plus influents que le monde ait connus. La libre concurrence, c'est un écran de fumée temporaire qui permet de faire croire aux peuples que le capitalisme est avantageux pour eux (libre concurrence = prix tirés vers le bas = pouvoir d'achat supplémentaire et bonheur augmenté). occupe les colonnes 486 a — 638 b. En 343, à la demande de Philippe II, il devient le précepteur du prince héritier, le futur Alexandre le Grand, alors âgé de treize ans. Il distingue trois formes de constitutions correctes : la royauté, l'aristocratie et le gouvernement constitutionnel. Peu de temps auparavant, le roi Philippe II a participé à des massacres à Olynthe, une cité amie des Athéniens, et a fait raser Stagire, dont la population a été vendue à l'encan[18]. Au début du XVIIe siècle, Galilée, qui défend l'héliocentrisme, entre en conflit avec l'Église catholique ainsi qu'avec la majorité des gens instruits qui, à la suite d'Aristote, maintiennent la thèse du géocentrisme[342]. Une personne qui se maîtrise et fait preuve de tempérance bien qu'elle soit soumise aux passions (pathos) conserve la force de suivre la raison et fait preuve d'auto-discipline[203]. Alors lisez donc cette passionnante histoire du vol, « Nous avons perdu la capacité d’attendre » : la pandémie vue par Hartmut Rosa, Code promo Autodoc : 2% de réduction en plus sur les pièces et pneus, Soldes IDMarket : jusqu'à 70% de remise + 5% avec ce code, Code promo Emma Matelas: jusqu'à 50% + 5% de remise sur tout, Code promo VidaXL: 10% de réduction sur une sélection de meubles, Jusqu'à 20% de réduction sur les jouets LEGO pendant cette promo, 10% de réduction avec ce code promo Oviala, Classée 3e meilleure pizzeria d’Île-de-France, cette …, WEELODGE c'est une autre façon de travailler, de …, Une société indépendante créée en 2015, spécialisée …, Depuis plus d’un siècle, la famille d’Henri …, Lysse Sport Casque Audio Bluetooth Sport -, Logitech Headset 960 Accessoires informatiques Original 981-000100 -, Ajax System Clavier sans fil et tactile AJAX Blanc AJ-CLAVIER-W -, L'Obs - Les marques ou contenus du site nouvelobs.com sont soumis à la protection de la propriété intellectuelle, « Je voulais écrire l’absolu anti-‘‘1984’’ » : quand Damasio parle d’Orwell. Pour lui, « la distinction de la “puissance ” et de l’“acte”, de la “matière” et de la “forme”, permet de rendre compte de tous les faits »[132]. Lorsqu'Alexandre devient régent à l'âge de quinze ans, Aristote cesse d'être son précepteur, mais reste toutefois à la cour durant les cinq années suivantes. Dès lors, « la Métaphysique est bien la science de l'essence, et d'autre part, sont universels les “axiomes” qui expriment au fond la nature de Dieu »[151]. En tant que naturaliste, Aristote ne souffre pas de la comparaison avec Cuvier[108] : « Le résultat atteint est étonnant : partant des données communes, et ne leur faisant subir, en apparence, que des modifications assez légères, le naturaliste arrive néanmoins à une vision du monde animal d'une objectivité et d'une pénétration toute scientifique, dépassant nettement les essais du même ordre qui furent tentés jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. De façon générale, pour Aristote, la volonté porte sur la fin recherchée et le choix sur les moyens d'atteindre cette fin[220]. Il n'attribue au rêve ni finalité, ni fonction, ni signification, mais le voit comme une production presque mécanique[303]. Par ailleurs, dans la pensée d'Aristote, la nature est dotée d'un principe d'économie, ce qu'il traduit par son célèbre précepte : « La nature ne fait rien en vain ni rien de superflu »[118]. Or, étant donné que, dans tout ce qui est, une telle gradation de choses plus ou moins parfaites se manifeste, il existe donc un être à la supériorité et à la perfection absolue, et cet être peut bien être Dieu, « La contemplation émerveillée d’Aristote devant l’ordre immuable des astres, intensifiée au point de devenir intuition religieuse de Dieu », « Dieu est heureux, il est trop parfait pour penser lui-même autre chose que lui-même. Dans toutes ses parties, celui-ci se présente à nous comme un tout achevé ; nulle part nous ne voyons encore l’architecte à l’œuvre. Aussi, peut-on traduire par « régime populaire », comme. Selon l'interprétation d'Aubenque, « la divinité de l'homme est moins la dégradation du divin en l'homme que l'approximation infinie du divin par l'homme »[355]. « Les deux substances sensibles [la matière, et la substance composée] sont l'objet de la Physique, car elles impliquent le mouvement ; mais la substance immobile est l'objet d'une science différente [la philosophie première] »)[150]. La justice sert à qualifier nos rapports avec nos semblables lorsqu'ils sont marqués par l'amitié[235]. Au XIXe siècle, on assiste à un retour à la métaphysique aristotélicienne, qui a débuté avec Schelling et s'est poursuivi avec Ravaisson, Trendelenburg et Brentano. Sa recherche l'a amené à conclure qu'il y avait une intention analytique qui ne débouchait sur rien de sérieux. En effet, pour Aristote, l'éternité justifie la finitude causale de l'univers. Alors que le philosophe français entame sa réflexion philosophique par un doute méthodologique, Aristote soutient au contraire que nos capacités de perception et de cognition nous mettent en contact avec les caractéristiques et les divisions du monde, ce qui n'exige donc pas un scepticisme constant[43]. Par ailleurs, Gadamer et Arendt « assimilent l'idée de jugement esthétique de la troisième critique de Kant à ce qu'Aristote nomme phronesis »[351]. S'opposant nettement au collectivisme de Platon, il voit dans l'éducation le moyen « de ramener à la communauté et à l'unité l'État, qui est multiple »[246]. Durant la période où il enseigne à l'Académie, Aristote suit la vie politique locale, mais sans pouvoir y participer du fait de son statut de métèque. La philosophie pense la totalité. Il divise le globe en cinq zones climatiques correspondant à l'inclinaison des rayons du soleil[n 10] : deux zones polaires, deux zones tempérées habitables de chaque côté de l'équateur et une zone centrale à l'équateur rendue inhabitable en raison de la forte chaleur qui y règne. Associée au développement des universités, qui débute au XIIe siècle, elle marque profondément la scolastique et, par l'intermédiaire de l'œuvre de Thomas d'Aquin, le christianisme catholique. La philosophie cherche in fine le bien des êtres humains. Voyez la lutte de Sparte et d’Athènes : partout les Athéniens renversaient les oligarchies, tandis que les Lacédémoniens renversaient des constitutions démocratiques », « la plus importante et la plus riche contribution de l’Antiquité dans le domaine de la science politique », « si les navettes tissaient toutes seules ; si l’archet jouait tout seul de la cithare, les entrepreneurs se passeraient d’ouvriers, et les maîtres, d’esclaves », « parce qu’elle est un mode d’acquisition né de l’argent lui-même, et ne lui donnant pas la destination pour laquelle on l’avait créé », « n'a pas même de limite au but qu'elle poursuit, puisque son but est précisément une opulence et un enrichissement indéfinis », « effort intellectuel… destiné à comprendre les phénomènes économiques », « relations d'échange qui ont pour cadre la communauté », « la faculté de considérer, pour chaque question, ce qui peut être propre à persuader », « moyen pour argumenter, à l'aide de notions communes et d'éléments de preuves rationnels, afin de faire admettre des idées à un auditoire », « ainsi est tracée, avec Aristote, la voie d'une rhétorique fondée sur la logique des valeurs », « science de la production d'un objet qui s'appelle une œuvre d'art », « le rôle du poète est de dire non pas ce qui a lieu réellement, mais ce qui pourrait avoir lieu dans l'ordre du vraisemblable ou du nécessaire […] c'est pour cette raison que la poésie est plus philosophique et plus noble que la chronique : la poésie traite du général, la chronique du particulier. Les chiffres renvoient aux colonnes de l'édition Bekker de l'Académie de Berlin (1831) : ainsi, l'Histoire des animaux (H.A.) Nous ne disposons pas non plus de commentaires grecs anciens comme pour les autres traités, ni d'une tradition indirecte qui puisse aider à faire des corrections ou à restituer le texte authentique dans les passages corrompus[n 19]. Ce modèle se complique encore du fait que ce ne sont pas les planètes qui se meuvent, mais les sphères translucides sur l'équateur desquelles elles sont fixées : il fallait trois sphères pour expliquer le mouvement de la lune, mais quatre pour chacune des planètes[142]. La puissance est le principe d'imperfection, et celui-ci est modifié par l'acte, qui entraîne le changement. Ainsi, un homme courageux ne doit être ni téméraire, ni couard. Si une cité peut vivre sans cette forme de vertu, pour perdurer elle doit au moins atteindre la concorde qui permet d'arriver à une communauté d'intérêts[237] : « L'amitié semble aussi constituer le lien des cités, et les législateurs paraissent y attacher un plus grand prix qu'à la justice même : en effet, la concorde, qui paraît bien être un sentiment voisin de l'amitié, est ce que recherchent avant tout les législateurs, alors que l'esprit de faction, qui est son ennemie, est ce qu'ils pourchassent avec le plus d'énergie »[238]. Le terme général désigne le type de chose qu'une certaine catégorie d'hommes fait ou dit vraisemblablement ou nécessairement », « la péripétie est le retournement de l'action en sens contraire », « les émotions sont apurées analytiquement (comme par un processus de discernement exposé sur la scène vue et produisant une épure, une sorte d'abstraction, de sorte que […] le plaisir du spectateur […] est aussi un plaisir intelligent », « l'effet du poème est de soulager physiologiquement le spectateur », « De même non plus le rêve ne saurait être pour celui qui le voit, ni un signe ni une cause de la réalité qui vient à la suite ; ce n'est qu'une coïncidence », « les premières fondations de toute construction de rêve », « détourné de bien des aspects de l'enseignement de son fondateur, et notamment de son enseignement politique », « forme et le canon des écrits d'Aristote », « consacre la façon de philosopher qui prédomine parmi les aristotéliciens jusqu'à la fin de l'Antiquité », « l'arabe commence à l'emporter sur le syriaque comme langue savante en matière médicale, « toutes les sciences aristotéliciennes en un ordre unique et hiérarchisé », « de proposer des œuvres écrites en un excellent latin qui permettent à ses compatriotes florentins de s'imaginer des parangons de vertu aristotélicienne », « excellence éthique à la bonne naissance, à la bonne éducation, au pouvoir et au loisir », « Le savoir dérivé d’Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le savoir qu'Aristote avait », « est un monde mathématique rigoureusement uniforme, un monde de géométrie réifiée, dont nos idées claires et distinctes nous donnent une connaissance évidente et certaine », « coloré, multiforme et pourvu de déterminations qualitatives », « le monde de notre vie et de notre expérience quotidienne », « en un unique récit d'un monde et d'un univers providentiellement conçu pour le bénéfice du genre humain », « Dieu sauveur de la vertu et garant du bien complet », « Un concept, pour Kant, existe seulement dans l'esprit des individus. Chez Aristote, dieu, défini à la fin de son ouvrage Sur la Prière comme « le νοῦς ou quelque chose de supérieur au νοῦς », est absolument transcendant, de sorte qu'il est difficile de le décrire autrement que de façon négative, c'est-à-dire par rapport à ce que les hommes n'ont pas. Il ne faut pas confondre richesse et bonheur : « Quant à la vie de l’homme d’affaires, c’est une vie de contrainte, et la richesse n’est évidemment pas le bien que nous cherchons : c’est seulement une chose utile, un moyen en vue d’une autre chose »[200]. L'autre voie pour combler les silences d'Aristote consiste, selon Pierre Aubenque, à amplifier la scission en assumant l'inachèvement de la pensée ; c'est la voie empruntée par le néoplatonisme[354]. Les aristotéliciens sont donc « ceux qui se promènent près du Lycée » (Lukeioi Peripatêtikoi, Λύκειοι Περιπατητικοί) d'où le nom d'école péripatéticienne qu'on utilise parfois pour désigner l'aristotélisme. Dans Parties des animaux, il revient sur certaines affirmations antérieures et les corrige. Pour Aristote, l'essence ou la forme (eïdos morphè) ne peut exister qu'incarnée dans une matière (ὕλη, hulé). Il convient de préciser que cette position date d'une époque où dominait encore « l'image d'un Aristote systématique ». L'action (praxis, en grec ancien πρᾶξις), par opposition à la production (poïesis), est, selon Aristote, l'activité dont la fin est immanente au sujet de l'activité (l'agent), par opposition à la production, activité dont la fin (l'objet produit) est extérieure au sujet de l'activité. Toutefois, Aristote, à la différence de Platon, ne croit pas que « l'étude des sciences et de la métaphysique soit un prérequis à une pleine compréhension de notre bien »[190]. En revanche, il y a des gens qui ne croient pas à la valeur des vertus. Elle est définie par la nature de la matière première dont l'objet est composé (le mot nature pour Aristote se réfère à la fois à la potentialité du matériau et à sa forme finie ultime). Les éditions anciennes d’Aristote les plus notables sont celles de : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ils débutent par une réflexion sur l'eudémonisme, c'est-à-dire sur le bonheur ou l'épanouissement. Vers 367, à dix-sept ans, il est admis à l'Académie de Platon[10] ; il y reste vingt ans[11]. De sorte qu'Aristote postule que l'univers dépend d'un mouvement éternel, celui des sphères célestes qui, lui-même, dépend d'un moteur éternellement agissant[129]. Les rêves nous font donc revivre des expériences de la vie éveillée, mais sous une forme amoindrie car les perceptions effectuées durant le jour ont laissé dans l'esprit des traces, « un résidu de sensation » (461 b). Tout comme Xénophane et Héraclite, Aristote rejette d'emblée les idées en vigueur à son époque qui voyaient dans le rêve une apparition divine[299] : « De même non plus le rêve ne saurait être pour celui qui le voit, ni un signe ni une cause de la réalité qui vient à la suite ; ce n'est qu'une coïncidence »[300]. Ce qui intéresse Dewey dans la logique, ce n'est pas tant de s'assurer du caractère véritable de la chose par un raisonnement déductif et formel, que, comme l'indique le sous-titre, d'établir un lien entre idée et action, fondé à la fois sur l'intuition et sur l'étude et la vérification de cette idée. Je ne connaissais pas cette dame , mais elle exprime ce que je dis depuis des années avec des arguments (600 pages ...) que je n'ai ni le temps ni le courage d'écrire ... En fait, le problème se posera vraiment le jour où les détenteurs de la technologie de l'information et les dirigeants politiques ne feront plus qu'un (ce qui semble être en train de se dessiner en Chine). Dans Politique, il affirme clairement que l'argent ne devrait servir qu'à faciliter les échanges de biens : « L’argent ne devrait servir qu’à l’échange ; et l’intérêt qu’on en tire le multiplie lui-même, comme l’indique assez le nom que lui donne la langue grecque (tokos), les êtres produits ici sont absolument semblables à leurs parents. L'unité d'action est sans doute la règle la plus importante ; elle s'obtient par la représentation d'une action unique autour de laquelle toute la tragédie s'organise. Mais une question hante Aristote, la monnaie est-elle juste un instrument d'échange ou est-elle une substance qui a en elle sa propre fin (telos)[274] ? Il montre aussi la rivalité qui s'installe entre deux villes gouvernées par des systèmes opposés : « quand ils ont à leurs portes un État constitué sur un principe opposé au leur, ou bien quand cet ennemi, tout éloigné qu’il est, possède une grande puissance. Toutefois, le poète n'est pas un historien-chroniqueur : « le rôle du poète est de dire non pas ce qui a lieu réellement, mais ce qui pourrait avoir lieu dans l'ordre du vraisemblable ou du nécessaire […] c'est pour cette raison que la poésie est plus philosophique et plus noble que la chronique : la poésie traite du général, la chronique du particulier. La science productive couvre le domaine de la technique et de la production de quelque chose d'extérieur à l'homme. Ce titre de « maître » a été repris plus tard par des philosophes occidentaux influencés par la philosophie islamique[326] tel Dante. Cependant en Sicile et en France, c'est directement à partir du grec que les textes d'Aristote sont connus. Aristote distingue quatre types de mouvement : en substance, en qualité, en quantité et en lieu[123]. Pour qu'une société soit pérenne, elle doit d'abord être juste. » Aristote aborde au livre de la Métaphysique le principe de non contradiction (PNC), c'est-à-dire que « le même attribut ne peut à la fois être attribué et ne pas être attribué au même sujet » (Meta 1005 b 19)[172]. Aristote aborde la biologie en scientifique et cherche à dégager des régularités. Elle est le principe dynamique qui les meut et les guide vers leurs fins propres, qui les pousse à réaliser leurs potentialités[82]. Karl Marx est parfois perçu comme partiellement aristotélicien parce qu'on trouve chez lui l'idée d'action libre permettant de réaliser le potentiel des êtres humains[349]. Aristote distingue la « philosophie première » – future métaphysique, qui a pour objet d'étude la totalité de ce qui est – les mathématiques qui portent sur les nombres, c'est-à-dire les quantités en général, tirées de la réalité par abstraction, et la physique ou philosophie naturelle[56]. C'est donc l'influence de l'aristotélisme qui fait apparaître le système ptoléméen comme la « réalité » du cosmos dans les réflexions philosophiques, jusqu'au XVe siècle[139]. Pour Aristote, alors que la physique étudie les mouvements naturels, c'est-à-dire occasionnés par le principe propre à la matière, la métaphysique étudie les « moteurs non mus », ceux qui font mouvoir les choses sans être eux-mêmes mus[149]. Il condamne le prêt à intérêt et l'usure « parce qu’elle est un mode d’acquisition né de l’argent lui-même, et ne lui donnant pas la destination pour laquelle on l’avait créé »[275]. Par exemple la cause formelle d'une statue d'. Le seul principe universel qui soit valable pour toutes les constitutions est celui de l'égalité proportionnelle : « Chacun doit recevoir proportionnellement à son excellence »[265]. Il distingue trois phases successives : l'époque de l'Académie, les années de voyage et enfin le second séjour à Athènes. Enfin, la troisième phase correspondrait au second séjour à Athènes et marquerait l’apogée de la philosophie aristotélicienne. Cet argument ontologique, lié à l’argument téléologique conformément à la Physique d’Aristote, constitue ce que les grands scolastiques appelleront l’argumentum ex gradibus. Selon Aristote, la rhétorique est avant tout un art utile. Rien n'est connu au sujet des recherches qu'il a menées avant d'écrire ces livres ; Aristote n'a laissé aucune indication sur la façon dont il a recueilli les informations et dont il les a traitées. Elle l’inscrit dans une histoire et montre en quoi il est une rupture. La conception géocentrique d'Aristote, conjointement avec celle de Ptolémée, dominera la réflexion durant plus d'un millénaire[138]. Après un oubli de plusieurs siècles, vers la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, Eustratius et Michel d'Éphèse écrivent de nouveaux commentaires d'Aristote, apparemment sous l'égide d'Anne Comnène[316]. La famille d'Aristote prétend descendre de Machaon[7]. Leur désir de domination ou de luxe ne connaît pas de borne (πλεονεξία / pleonexia) mais les laisse insatisfaits, car incapables d'arriver à l'harmonie intérieure. La forme la plus commune est constituée par le plaisir, mais ce type de bonheur est propre « aux gens les plus grossiers » car il est à la portée des animaux[196]. Le premier oriente ses études vers les animaux et le second vers les plantes[59]. Ce mouvement prend son essor dès 1100 dans diverses villes d'Espagne, notamment à Tolède, où se développe une importante école de traducteurs avec Gérard de Crémone et Michael Scot[329]. « En toute chose, enfin il faut surtout se tenir en garde contre ce qui est agréable et contre le plaisir, car en cette matière nous ne jugeons pas avec impartialité »[207]. ». ». La logique, quant à elle, n'est pas considérée par Aristote comme une science, mais comme l'instrument qui permet de faire progresser les sciences. À ces trois ouvrages majeurs s'ajoutent des livres plus brefs traitant d'un sujet particulier, tels Du Mouvement des animaux ou Marche des animaux. En Orient, les scribes grecs chrétiens ont joué un rôle important dans la préservation de l'œuvre d'Aristote en la commentant et en la recopiant (l'imprimerie n'existait pas alors). Al-Kindi considérait Aristote comme l'unique représentant de la philosophie[323] et Averroès parle d'Aristote comme l'exemple pour tout futur philosophe[324].